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Congrès International de l'AETC-France

AETC 2017

Site de l'évènement

AETC

 

 

La mondialisation fait de nous des voisins, mais pas des frères et sœurs. Le web tisse des connexions mais ne nous fait pas entrer dans une relation fraternelle. Interdépendance ne signifie pas encore solidarité. 

 

La fraternité est une qualité humaine essentielle mais elle n’est pas automatique. Nos sociétés valorisent la compétitivité et l’efficience pratique, et, partant, des rivalités qui compromettent la relation fraternelle. La fraternité n’est-elle pas un défi ? Au frontispice de la Bible, Caïn affirme qu’il n’est pas responsable de son frère… Mais qui est ce frère ? Celui par qui il est uni par les liens du sang ? Jésus dans l’Evangile va beaucoup plus loin, en disant : « Quiconque fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, et ma mère. » (Mc.3, 35 ; Mt.12, 50). Il nous donne là une clef de la fraternité : tout être humain est notre frère, quand il se reconnaît enfant de Dieu et vit dans la dynamique trinitaire de la vie nouvelle. Avec l’Incarnation, tout a, en effet, changé : Dieu a pris un visage humain pour nous donner de participer à sa vie. 

 

La fraternité va bien au-delà des liens biologiques qui ne sont pourtant pas sans signification. 

 

En l’inscrivant dans la devise républicaine, les révolutionnaires français l’avaient bien compris : la sommation fraternelle s’oppose à la loi de l’inhumain, elle unit dans un destin commun, mais son exigence est telle qu’on la rend bien discrète entre la liberté et l’égalité. 

 

Les attentats terroristes, les atteintes diverses à l’humanité, à l’autre, à la terre, les discriminations sociales, politiques, raciales, religieuses, la pauvreté qui perdure, etc., tout cela révèle comme par contraste la « soif irrépressible de fraternité » (Pape François, Message 1er janvier 2014) et l’humble force de la philadelphia, cet amour entre frères et sœurs dans la famille naturelle autant qu’humaine.